Respire

Savoir respirer est une clé importante dans la vie et permet de sortir littéralement (ne plus voir la même réalité) ou au sens figuré (ne plus être soumis à son contrôle) de la matrice. Respirer permet de maîtriser ses émotions, son mental, sa libido. La pratique avancée permet de développer nos sens subtils et de provoquer des états modifiés de conscience, et de dégager à la longue une forme de sérénité, et même de développer notre intelligence (on résout plus facilement les problèmes quand on n’est pas stressé).

L’objectif de cet article n’est pas de faire un cours académique mais de faire découvrir ou re-découvrir les trésors que recèle la science du souffle, d’après ce que j’ai pu constater par mon expérience personnelle. Je pense, cela n’engage que moi, qu’aujourd’hui à l’aide des outils scientifiques on peut aller plus loin encore dans la compréhension de ce phénomène. Je ne proposes dont que des pistes d’exploration.

Le souffle est très utilisée dans le yoga qui à développé une science nommée « pranayama« . Le pranayama tel que défini par Patanjali, le premier codificateur du yoga, consiste juste à observer sa respiration. C’est un exercice, aussi insignifiant qu’il puisse paraitre (essayez pour voir combien de temps vous tenez ! lol), qui possède de puissantes vertus transformatrices. Le yoga contient aussi des exercices de « contrôle » (pas au sens strict, car il faut combiner contrôle et ressenti pour obtenir quelque chose) de la respiration (hypo ou hyper-ventilation) qui sont combinés avec des postures (asanas), des contractions (bandhas), des gestes (mudras), des rythmiques (mantras), provoquant, selon le degré de pratique des effets plus ou moins intense. Le pranayama est cette science. Elle permet de faire circuler le prana (énergie vitale) dans les chakras (centre de convergence du prana dans notre corps, associé aux glandes endocrines) via les nadis (sorte de veines ou circule le prana). On accède ainsi au souffle subtil. Ce souffle nous traverse et nous relie à ce qui nous entoure.

Il existe aussi dans le yoga des exercices de compression des poumons visant à développer la capacité respiratoire qui sont très intéressants à pratiquer. De même, en général il faut ré-apprendre à respirer, avec le ventre plutôt qu’une respiration thoracique superficielle. Rien que ça peut changer une vie.

Tout cela peut paraître un peu abstrait pour le néophyte, mais c’est en réalité très simple et accessible. Par contre la maîtrise prends du temps. Par exemple, secouez votre main pendant quelques secondes. Arrêtez. Vous sentez les picotements/fourmillements ? Et bien voila, c’est le « prana ». Dit comme ça, ça paraît anodin mais en même temps, le yoga s’adresse aux gens normaux et pas à des mutants qui ont des pouvoirs psy et qui ressentiraient une énergie cosmique que eux seuls seraient à même de percevoir ! lol

La respiration est aussi la clé de l’assouplissement, la clé du yoga du froid, elle permet d’atteindre des états modifiés de conscience (via le rebirth, ou respiration holotropiqque de Grof par exemple). Les exercices de contrôle de la respiration sont donc souvent couplés à d’autres pratiques. Mais si on les réduits a leur plus simple expression (si on décompose les exercices de pranayama pour en comprendre chaque partie comme des ingrédients d’une recette) alors, essentiellement, il y a 2 type de respiration possible (le 3ème type étant l’observation neutre) :

l’hyper-ventillation :

  • utilisée dans le kundalini yoga, elle vise à transcender la douleur
  • dans le yoga du froid elle permet de réchauffer le corps avec une chaleur « surnaturelle » (elle n’a rien de surnaturel, c’est physiologique, mais la ressentir est assez étrange)
  • dans le rebirth elle vise à faire remonter à la conscience des souvenirs profonds
  • dans la respiration holotropique elle vise aussi à provoquer des états de conscience modifiées

l’hypo-ventilation

  • est utilisée dans l’apnée
  • permet une relaxation plus profonde
  • permet de découvrir un « souffle virtuel », un souffle subtil
  • ultimement permet d’atteindre la suspension du souffle et de dépasser les barrières du mental

N’oubliez pas : un gramme de pratique vaut mieux qu’une tonne de théorie.

Quelques liens intéressants :

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