ISIS, l’instrument de guerre par procuration sur les populations…

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Hillary Clinton et les djihadistes

Le résultat évident, et donc le but, des épouvantables attentats de Paris qui ont été attribués aux terroristes d’ISIS, est d’atteindre le « point de rupture sociopolitique potentiel » entre les musulmans français et les chrétiens français (la plupart non pratiquants) et allumer un débat sur ce qui devrait être fait à propos du « multiculturalisme » en France et en Europe à l’ère du terrorisme djihadiste.

Ceci est une manœuvre particulièrement cynique, et franchement néfaste, dans le contexte de l’afflux récent d’un grand nombre de migrants syriens vers l’Europe, fuyant une guerre contre le gouvernement Assad qui a été initiée et pleinement soutenue par les puissances occidentales, y compris la France.

Pour parler plus crûment, la France a soutenu en Syrie le même type de terroristes djihadistes qu’elle blâme pour les attentats de Paris.

Comme je l’ai noté dans un précédent article, il est de notoriété publique qu’après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement des États-Unis et les pays de l’OTAN ont établi des réseaux paramilitaires clandestins dans les pays européens qui ont été chargés de mener des attaques terroristes contre des civils européens afin de provoquer alors le point de fracture sociopolitique de l’Est contre l’Ouest et du Communisme contre les idéologies du Capitalisme.

De nombreuses attaques terroristes ont été menées entre les années 1960 et 1980 par ce réseau nommé « Gladio », dont plusieurs ont ciblé et tué des civils européens dans des attaques similaires à celle de Paris le week-end dernier. Aujourd’hui et afin d’atteindre des objectifs géopolitiques, la même stratégie de la tension via des attaques terroristes sur les populations occidentales est à l’œuvre, la seule différence étant que le « communiste soviétique » a été remplacé par le « terroriste musulman ».

Bien que les objectifs d’une telle stratégie impliquent le contrôle des ressources importantes comme le pétrole et le gaz qui facilitent le contrôle des nations, le contrôle de la perception du public – ce que les gens ordinaires pensent et ressentent – est également crucial. En fin de compte le pouvoir de toute autorité terrestre provient des personnes qui l’appuient, de sorte que le soutien doit être maintenu, à tout prix.

Avec une autorité relativement bienveillante, le processus de sécurisation du soutien public évolue naturellement à travers la relative transparence des actions du gouvernement. Mais quand une autorité établie poursuit activement des politiques qui sont l’antithèse des valeurs sur lesquelles leurs prétendues positions de pouvoir reposent, alors le secret, la tromperie et l’action clandestine sont à l’ordre du jour avec la ritournelle « pour cause de sécurité nationale » utilisée comme couverture.

L’Europe et « l’Occident » sont généralement connus pour être des défenseurs mondiaux de la liberté et de la démocratie et des valeurs des « Lumières ». Pourtant, au cours des quatre dernières années, les gouvernements occidentaux et les agences de renseignement ont activement soutenu un échantillon des détritus humains les plus barbare qu’il soit imaginable, le tout dans un effort pour renverser illégalement le gouvernement démocratiquement élu de la Syrie.Ce faisant, ces mêmes gouvernements occidentaux ont facilité le massacre de plus de deux cent cinquante mille civils syriens et contraint des millions d’autres à fuir leurs maisons.

En dépit de ces faits, les populations occidentales sont encore abreuvées de la même propagande type, utilisée encore et encore, qui érige les gouvernements occidentaux comme des bastions de la justice luttant contre une horde atavique. De toute évidence, nous commettons une erreur sur le niveau actuel du « gros mensonge » chère à Hitler, qui veut que « la grande masse soit plus facilement dupée par un gros mensonge qu’un petit ».

La vérité est que cette « réserve » de musulmans extrémistes est presque entièrement une création des gouvernements occidentaux qui l’utilisent comme une menace extérieure contre laquelle l’Occident doit « lutter » si elle veut protéger ses « valeurs ». Les « valeurs » occidentales dans ce cas sont les mêmes valeurs que celles qui ont motivé l’Empire britannique il y a trois cents ans, et chaque empire d’Occident depuis : la conquête et le contrôle de la planète et de ses ressources, humaines et naturelles, autant que faire se peut.

Une bataille est en cours sur notre planète, mais il ne s’agit pas d’une bataille entre une idéologie religieuse ou culturelle auquel adhèrent des groupes de gens ordinaires. Au contraire, il y a une bataille entre les êtres humains normaux – la ressource renouvelable la plus précieuse du monde – et ces individus psychologiquement déviants qui se sont insinués dans des positions permettant d’avoir le pouvoir sur les masses, dans le but déclaré de nous éduquer à un ordre toujours plus fin de contrôle. Si vous doutez de cela, il serait intéressant que vous vérifiiez le parcours que notre société mondialisée a pris les quinze/vingt dernières années.

Ce n’est pas une coïncidence si les guerres et les conflits dans d’autres parties du monde augmentent parallèlement à la progression de la militarisation de la société occidentale ainsi qu’une perte des libertés civiles. Je suppose qu’on pourrait dire que les premiers engendrent les seconds, et se révèlent donc tout simplement être une conséquence involontaire. Mais cet argument nous oblige à ignorer l’accumulation des données qui prouvent sans équivoque que les guerres sont planifiées et menées pour atteindre les objectifs très spécifiques d’accumulation du pouvoir dans les mains de quelques-uns.

Comme je l’ai mentionné ci-dessus, ceux qui recherchent le pouvoir dans ce monde doivent d’abord et avant tout rechercher le pouvoir sur les populations. Si c’est impossible à travers la promotion honnête de valeurs véritablement nobles, il doit alors être imposé par la mise en place d’un État policier qui impose respect et obéissance à la population, de sorte que les autorités puissent jouer leur jeu de « qui gouverne le monde » sans être dérangées. Il semble qu’il n’y ait pas de meilleure façon pour imposer le consentement soumis d’une population qu’en évoquant la crainte de sa mort douloureuse et sanglante. Évidemment, vous ne voulez pas tous les tuer, ou même tuer un grand nombre d’entre eux, mais par la puissance des médias numériques modernes, une population entière peut être traumatisée par procuration à l’aide d’une attaque terroriste sanguinaire et bien orchestrée.

Ce qui est très clair (en tout cas pour moi), c’est que les populations de ce monde, que ce soit directement ou par procuration, ne seront pas autorisées à « vivre en paix ». La guerre a en effet été bruyamment et violemment déclarée, et alors que je suis d’accord avec le fait que la menace est « d’origine intérieure », ses représentants ne sont pas quelques barbus sur une vidéo YouTube. En lieu et place, ce sont les messieurs bien-pensants, portant costume et cravate qui s’affichent aux nouvelles du soir et promettent la liberté, la démocratie et la sécurité pour tous, même s’ils offrent exactement le contraire.

© Inconnu
Il n’y a pas d’Al Qaïda
« La vérité c’est qu’il n’y a aucune armée islamiste ou groupe terroriste nommé Al Qaïda. Tout officier de service de renseignement sait cela. Mais il y a une campagne de propagande pour faire croire au public à la présence d’une entité identifiée représentant le mal juste pour conduire les téléspectateurs à accepter une gouvernance internationale et unifiée dans une guerre contre le terrorisme. Le pays derrière cette propagande sont les États-Unis… »

Robin Cook, ancien ministre des affaires étrangères britanniques (qui est mort soudainement alors qu’il effectuait une randonnée dans les Hautes Terres écossaises une semaine après avoir fait cette déclaration).

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Joe Quinn (Profile)

Joe Quinn est le coauteur de 11 septembre, l’ultime vérité (avec Laura Knight-Jadczyk, 2006) et de Manufactured Terror: The Boston Marathon Bombings, Sandy Hook, Aurora Shooting and Other False Flag Terror Attacks (avec Niall Bradley, 2014) et présentateur des Communiqués vidéos Sott et coanimateur de l’émission de radio « Behind the Headlines » sur le réseau Sott Talk Radio.

Auteur d’ouvrages et cyber-essayiste reconnu, Quinn écrit des éditoriaux percutants pour Sott.net depuis plus de 10 ans. Ses articles sont publiés sur de nombreux sites d’actualité alternatifs et il a participé en tant qu’invité à plusieurs émissions de Webradios et est également apparu sur Iranian Press TV. Vous pouvez également trouver ses articles sur son blogue personnel JoeQuinn.net.

Source : ISIS, l’instrument de guerre par procuration sur les populations…

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