La terrible imposture du protestantisme

La terrible imposture du protestantisme

saint-sacrement

Il existe un élément essentiel du catholicisme, le secret de son origine divine si l’on peut dire, qui n’existe nulle part ailleurs, dans aucune autre religion, et qui le place de fait au-dessus de tout (religions et société civile) : la Présence Réelle.

Depuis que l’homme existe, il en a rêvé : avoir la présence de Dieu sur terre, parmi les hommes, ou du moins des visites d’origine surnaturelle. Aucun culte, aucune religion avant et même après Jésus-Christ n’a eu l’idée, ou la possibilité d’obtenir la venue sur terre de Dieu ou même d’un dieu. L’Antiquité fourmille de récits extraordinaires où les dieux et les hommes cohabitent mais il s’agit de fantasmes, de récits imaginaires n’ayant aucun fondement réel.
Seul le peuple hébreu possédait cette particularité remarquable d’avoir un Dieu unique avec lequel certains de ses chefs, prêtres et prophètes communiquaient.
La venue de Jésus-Christ va bouleverser la donne ; pour la première fois le surnaturel se rend visible aux yeux de tous. Là où la mythologie antique créait des demi-dieux à partir de l’accouplement de dieux avec des femmes humaines, un homme va naître d’une Vierge par la seule puissance du Saint-Esprit.
Même les hommes les plus imaginatifs n’avaient inventé un être qui soit à la fois 100% Dieu et 100% homme, qui ait une double nature dans des proportions égales.
Ce qui prouve d’ailleurs la divinité de Jésus-Christ : tous les mystères tournant autour de Jésus sont incompréhensibles par les hommes et dépassent tellement l’entendement que les hommes ne pouvaient même pas imaginer ou inventer de telles situations.
C’est le cas de l’Incarnation : Dieu fait homme né d’une Vierge : un cas jamais prévu ni imaginé auparavant. Et encore moins vécu.
C’est le cas de la Sainte Trinité : les hommes ont inventé pléthore de nouveaux dieux mais jamais n’ont pensé ni même imaginé un seul Dieu en 3 personnes à la fois égales, distinctes mais indivisibles. Ce mystère est tellement divin par essence qu’il a beau tourner autour et y réfléchir, l’homme ne le comprend toujours pas et se trouve incapable de l’expliquer convenablement.
C’est le cas de la Rédemption : qui aurait pu imaginer un Dieu qui vienne pour mourir et dont la mort effacerait les péchés, et serait le point de départ d’une nouvelle alliance ? Cette dimension incommensurable de la miséricorde et de la puissance divine là où on ne l’attend pas est elle aussi incompréhensible à l’entendement humain. Il ne peut que l’admettre et s’incliner devant la profondeur d’un tel mystère.
C’est le cas de la Présence Réelle : quel est le culte, antérieur ou postérieur à Jésus-Christ qui affirme faire venir réellement Dieu sur terre, le Dieu éternel unique vivant et vrai selon la formule consacrée, selon un rite précis définit par Dieu lui-même, que le prêtre accomplit au cours d’une cérémonie que nous appelons « la messe » ? Aucun. On peut chercher : aucune religion n’a de près ou de loin à la fois une telle ambition (qui pourrait même être considéré comme de l’arrogance : après tout, c’est un pouvoir fabuleux que possèdent-là les prêtres catholiques) ni de tels rites, tout simplement parce qu’elles n’en ont pas reçu la légitimité : quelle est la religion qui prendrait le risque de tenter de faire apparaître ou venir Dieu si elle n’y parvient pas ? Elle perdrait aussitôt toute crédibilité.

Il n’y en a qu’une qui se permet de le faire. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’elle est la seule légitime, la seule qui soit d’origine divine. Et surtout parce qu’elle n’a rien inventé d’elle-même : tout lui a été donné, révélé par Dieu en personne. Ce qu’enseigne la religion catholique n’est pas d’origine humaine, ce qui en fait une doctrine tellement supérieure et tellement unique qu’elle s’impose d’elle même, sans discussion.

D’où la haine, l’inimitié des autres et leur acharnement à la combattre.
Car les autres religions s’adressent à Dieu (ou du moins le croient-elles), le prient, lui offrent des sacrifices ou des offrandes, mais elles ne sont pas capables de le faire venir.
Les religions, passées ou actuelles, polythéistes ou monothéistes ont inventé des dieux, des doctrines, des rites, des lois, et même pour certaines une histoire sainte, mais elles ont été incapables de trouver, d’imaginer ou de retranscrire (ce qui aurait été le cas si elles avaient eu des révélations réellement d’origine divine – je pense à certains livres censés avoir été révélés comme le coran) des mystères dépassant l’entendement humain, comme ceux de la Rédemption, de la Sainte Trinité et de la Transsubstantiation.

Qu’est-ce que la Présence Réelle ?
L’Eglise catholique affirme que le soir du jeudi saint, Jésus-Christ en sa qualité de Dieu fait homme, a institué un rite consistant à transformer le pain et le vin en son corps et en son sang, les rendant par là-même divins, mais tout en conservant leurs aspects d’origine. L’Eglise lui a donné le nom de Transsubstantiation et l’a institué en sacrement : l’Eucharistie.
Ce pouvoir pharamineux de faire venir Dieu sur terre, il l’a donné à ses apôtres et les a chargé de le transmettre de génération en génération : c’est ce que l’on appelle la continuité apostolique.
Cette continuité apostolique conférée à l’Eglise catholique romaine est prouvée puisque saint Pierre, premier chef de l’Eglise nommé par Jésus-Christ lui même, est mort à Rome en 64 sous Néron et depuis cette date la succession apostolique a été assurée sans discontinuité par 265 papes (François étant le 266ème).
La réalité divine de la Transsubstantiation a été prouvée à maintes reprises par de nombreux miracles eucharistiques (c’est à dire des phénomènes surnaturels non explicables par la science humaine affectant du vin ou des hosties consacrées – par exemple une hostie se mettant à saigner) tout au long de l’histoire de l’Eglise, y compris au XXème siècle et y compris sur des hosties consacrées selon le rite de la nouvelle messe issue de Vatican II.
Evidemment, l’Eglise a codifié et définit les règles de validité de ce sacrement, à partir de l’enseignement de Jésus-Christ. Le miracle de la Transsubstantiation ne peut se réaliser que dans la structure ayant la légitimité de la continuité apostolique, à savoir l’Eglise catholique romaine ; il ne peut être effectué que par un prêtre ayant reçu le sacerdoce et ayant été valablement consacré ; il ne peut s’accomplir qu’en répétant les gestes et les mots exacts du Christ à la Sainte Cène, au cours de la partie de la messe appelée consécration ; il nécessite un peu de pain et un peu de vin car ils seront les témoins concrets de la Présence Réelle.
En effet Dieu est concret : nous croyons en un Dieu éternel vivant et vrai, c’est pourquoi une fois le pain et le vin consacrés, les catholiques les appellent Présence Réelle et vouent à ces Saintes Espèces l’adoration qui leur est due car, faut-il le répéter, ce n’est plus alors du pain et du vin mais Jésus-Christ (donc la Sainte Trinité tout entière) réellement présent sous les apparences du pain et du vin.

D’où l’importance de ce que nous appelons la messe : cette cérémonie exclusive aux catholiques est à la fois le renouvellement du sacrifice de Jésus sur la croix et la transformation du pain et du vin en Saintes Espèces.
Le pain est le symbole du jeudi saint : la sainte hostie n’étant plus du pain mais Dieu lui-même, chaque homme qui le reçoit reçoit son Dieu, c’est à dire qu’il devient le Temple de Dieu selon l’expression de saint Paul, à condition qu’il en soit digne. Dieu ne reste pas dans un corps et une âme où le péché est prédominant. Il s’en va, discrètement mais sûrement, et l’être qui a communié indignement a commis une communion sacrilège.
L’Eglise, en tant que bâtiment consacré où sont conservées les Saintes hosties devient elle aussi le Temple de Dieu, réellement puisque la présence des hosties consacrées atteste de la Présence réelle de Dieu en cet endroit.
Le vin est le symbole du vendredi saint : Le Fils s’offre au Père, seul sacrifice qui lui soit agréable, en rémission des péchés du monde. La rédemption ayant eu lieu une fois pour toutes, nous rappelle saint Paul, le sang du Christ ne sera versé qu’une fois. C’est la raison pour laquelle le sang dans le calice est entièrement consommé au cours de la messe. Seules les hosties constituent la Présence Réelle permanente.
La Sainte Trinité est donc réunie dans cette admirable cérémonie qu’est la messe : le Fils qui s’offre au Père et qui laisse à chacun le Saint-Esprit dans son cœur.

La Présence Réelle garantit le Royaume de Dieu sur terre

On comprend maintenant pourquoi la messe est aussi importante dans la doctrine catholique car la consécration permet d’obtenir la Présence Réelle, qui est la condition pour que s’installe le Royaume de Dieu sur terre.
Quand Jésus annonce et fait annoncer par ses apôtres durant trois ans que le Royaume de Dieu arrive, il parle d’un royaume spirituel et non matériel ; il parle en réalité de la possibilité aux hommes d’acquérir une vie spirituelle grâce à l’action du Saint-Esprit, qui s’acquiert principalement de deux façons : par le baptême et l’Eucharistie. Il est donc cohérent quand devant Pilate il affirme que son royaume n’est pas de ce monde : effectivement il n’est pas du domaine matériel, du monde terrestre, mais du domaine spirituel, du monde céleste.
Cependant, tous ceux qui ont lu l’évangile et écouté les apôtres, à commencer par saint Paul, savent que le « monde » -donc le monde matériel- est sous la coupe de Satan, du prince de ce  monde selon l’expression de la Sainte Ecriture.
Donc il faut bien comprendre que le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde mais bien dès maintenant dans ce monde, même s’il continuera ensuite au ciel, l’âme étant éternelle.

Il faut bien aussi avoir à l’esprit que si Jésus a institué ce miracle prodigieux de la Présence Réelle à chaque messe, il y a bien une raison, et celle-ci est toute simple : puisque Satan peut agir sur le monde et nous tenter par la chair, le seul moyen de le combattre et de lui résister est d’acquérir et d’entretenir la vie spirituelle.
Acquérir par le baptême, qui nous fait devenir enfants de Dieu.
Entretenir par les sacrements, à commencer par la confession et l’Eucharistie, car nous ne sommes pas assez forts pour résister seuls à Satan. « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean5:5) est une phrase révélatrice de la doctrine enseignée par Jésus et qu’il répètera régulièrement : nul ne peut se sauver sans son aide. Et comment obtenir cette aide ? Elle est expliquée dans le même verset, que l’on ne peut comprendre qu’à la lumière de l’Eucharistie : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous« . L’institution de la Présence réelle rend limpides des phrases qui sans cela paraissent obscures.

Une fois de plus, seul un Dieu pouvait « inventer » cela : aucun homme, jamais, n’a eu ou n’a pu avoir une telle idée.
Il n’y a rien de plus divin parce que c’est à la fois profond, puissant, mystérieux et merveilleux.
Le royaume de Dieu c’est donc l’Eglise et l’Eglise c’est l’institution que tout le monde envie et que personne ne peut copier véritablement parce que toutes ses spécificités sont d’origine divine.

C’est pourquoi les catholiques sont si sûrs d’eux et ont l’obligation d’enseigner les nations et de les baptiser pour qu’elles soient sauvées (Matthieu 28:19 et Marc 16:16).
C’est pourquoi il y a un seul Dieu et pas d’autres, et que ceux qui n’adorent pas Jésus-Christ comme vrai Dieu n’adorent en réalité que des idoles.
C’est pourquoi l’Eglise est sainte et sa doctrine également, parce que ce qu’elle enseigne n’a pas les hommes pour origine mais Dieu.

C’est pourquoi ceux qui se sont écartés de la saine doctrine ont un énorme problème.

La grande imposture du protestantisme

Par protestantisme, on entend tous les mouvements issus directement ou non  de la réforme initiée par Luther en 1517 et qui se sont séparés de l’Eglise catholique : luthériens, anglicans, calvinistes, évangélistes, pentecôtistes, méthodistes etc… mais aussi Mormons, Témoins de Jéhovah, Cathares et autres Vaudois qui tous cumulent les hérésies, le refus d’obéissance au pape (entraînant la séparation d’avec la succession apostolique), le refus du culte des saints et de la Vierge Marie et la non croyance en la Présence Réelle.

Tous ces gens qui se réclament de Jésus-Christ et qui à ce titre ont droit à l’appellation abusive de chrétiens, commettent une erreur fondamentale :
On ne peut suivre Jésus-Christ à la carte, en sélectionnant dans sa doctrine et ses enseignements ce qui nous plaît et ce qui ne nous plaît pas.
On ne peut pas se couper des précisions, explications, enrichissements apportés par les apôtres, ni des structures qu’ils ont instituées, dans la mesure où leurs successeurs n’ont pas modifié leurs enseignements, mais simplement enrichi, structuré et organisé la doctrine qu’il avaient reçue. Doit-on rappeler que l’Eglise est l’œuvre de Dieu lui-même : Jésus envoyant ses apôtres en mission et l’Esprit-Saint fondant l’Eglise le jour de la Pentecôte.
Et surtout on ne peut pas refuser ni transformer ou déformer ce que Jésus est venu instituer sur terre. Quand Dieu vient parmi les hommes on n’a pas à discuter ni ce qu’il a fait, ni ce qu’il a dit, et encore moins ce qu’il a prescrit ou ordonné. On exécute. On se soumet même si on ne comprend pas. Et on écoute les hommes inspirés qui eux sont chargés par Dieu de nous rendre humainement compréhensible ce qui est obscur pour le commun des mortels. Ces hommes ce sont les Pères et les docteurs de l’Eglise.

Il serait trop long ici de lister et réfuter toutes les impostures dont se rendent coupables tous ces mouvements issus de la réforme protestante, ou écartés de l’Eglise parce qu’hérétiques.
Nous nous concentrerons sur l’imposture suprême : le refus de la Présence Réelle.

A partir du moment où Luther et ceux qui le suivront refusent la Présence Réelle, ils refusent en réalité ce qui fait l’essence divine même du christianisme.
Avec eux, ce n’est plus une religion divine mais une religion humaine, comme les autres. Luther et ses semblables n’adorent pas Jésus-Christ comme Dieu fait homme mais comme un homme fait Dieu.
En définitive, ils refusent implicitement la divinité de Jésus-Christ et créent une religion humaine que rien ne distingue des autres religions. Luther est le premier à avoir initié cette religion de l’homme si chère à nos papes conciliaires ; c’est peut-être pour cela que ces derniers ne voient plus d’obstacles pour s’entendre avec les protestants.
Cette religion, ce faux christianisme devient une religion comme les autres, comme toutes les fausses religions. Ses « messes » deviennent des temps de prière comme les autres, à dates et heures fixes comme les autres ; ceci n’a plus rien à voir avec la sainteté de la messe catholique qui peut être dite à tout moment, et surtout qui est la seule à faire venir Dieu sur terre. Luther n’a plus cette ambition, pourquoi ? Parce qu’il est devenu une fausse religion comme les autres.

Le refus de la Présence Réelle (ou son invalidité pour les quelques mouvements imitant de près ou de loin le rite catholique) entraîne des conséquences gravissimes pour les hommes et les femmes qui suivent ces pseudo-chrétiens :

1) Un péché contre la divinité du Christ
Le Christ est le seul Dieu à avoir institué sur terre quelque chose de divin, que les hommes ne peuvent exécuter ou reproduire d’eux-mêmes.
Ces hommes croient-ils vraiment dans la divinité du Christ ? Ne le considèrent-ils pas plutôt comme un ami, un frère, un prophète, un grand prêtre, c’est à dire ne voient-ils pas principalement sa nature humaine, au détriment de sa nature divine ?
S’il n’y a plus rien de divin dans ce qui est transmis, ne devient-on pas une religion comme les autres, sans différentiation réelle mis à part le nom donné à notre Dieu et certains rites ?
N’est-on pas poussé à considérer la résurrection ou l’ascension comme des symboles à la signification d’abord mystique, et non comme des faits réels ?
Finalement, ne fait-on pas du Christ un homme comme un autre, un très grand homme certes, mais un Fils de Dieu au même titre que tous les autre croyants ? Après tout, certains ne disent-ils pas que nous sommes tous des fils de Dieu ? Alors quelle est la différentiation réelle d’avec Jésus ?

2) Le refus de la grâce et en définitive l’impossibilité d’installer le royaume de Dieu sur terre
Nier la Présence Réelle, c’est bloquer la diffusion de la grâce en nous. Comment l’acquérir ? Par la prière, nous dira-t-on. Oui mais il y a deux objections à cela :
Caïn lui aussi priait Dieu et lui rendait hommage par des offrandes. Il ne s’adressait pas à un faux dieu mais bien au vrai Dieu. Pourtant, ses prières ne plaisaient pas à Dieu. Comment peuvent-ils être sûrs qu’ils ne sont pas les Caïns de la chrétienté et que leurs prières ont de la valeur ?
– La prière n’est pas suffisante, d’où l’institution des sacrements par Jésus-Christ lui-même et surtout celui de l’Eucharistie. Si Dieu n’est pas en nous, c’est Satan qui prend la place tôt ou tard. Pourquoi Jésus a-t-il voulu se donner à nous par ce biais ? Pour faire de chaque homme un temple de Dieu, pour instituer son royaume sur terre.
Il n’est pas forcément nécessaire de communier mais la dévotion au Saint-Sacrement est essentielle. Les hérétiques n’ont pas de Saint-Sacrement, ils refusent de donner à Jésus-Christ la dévotion à laquelle il a droit et l’adoration de sa divine présence. Comment des hommes qui se disent adorateurs de Jésus peuvent-ils refuser d’adorer leur Seigneur alors que lui-même a institué le miracle qui permet de l’adorer en Sa présence ? Quelle sorte d’hommes sont-ils pour ignorer la puissance du saint-Sacrement et l’honneur que Dieu leur fait ?
C’est un non-sens. Ces gens-là n’adorent qu’eux-mêmes, il n’ont aucune sincérité dans leur foi, ils sont aussi lointains de Jésus que les musulmans ou les juifs qui eux ne prétendent pas adorer Jésus comme Dieu.

3) Un péché contre l’Esprit-Saint
Cette attitude revient aussi à nier quasiment la présence du Saint-Esprit en nous, à nier la création de l’Eglise par celui-ci le jour de la Pentecôte, et en définitive à nier ou refuser la réalité même de l’Esprit-Saint. Ceci concourt à nier la Sainte Trinité et à se rendre complice du second déicide expliqué dans mon article précédent.
Pas de Présence réelle = pas de diffusion de l’Esprit-Saint, et perte de la connaissance et de la croyance en la troisième personne de la Sainte Trinité. Le Saint-Esprit devient l’Esprit de Dieu, une sorte d’émanation mystique du Père ou du Fils, mais pas une personne de la Sainte Trinité à part entière.
Faut-il rappeler que le péché contre l’Esprit-Saint n’est pas pardonnable (Luc 12:10) ? A qui et à quelles situations pensait Jésus en affirmant cela, si ce n’est aux innombrables péchés irrémédiables comme commettraient les protestants et leurs imitateurs, véritables Caïns de l’Eglise du Christ ?
Après le baptême, la continuité de la présence de l’Esprit-Saint en nous s’effectue par l’Eucharistie. Si pas d’Esprit-Saint en nous, pas de Temple de Dieu : tous ces gens feraient mieux de relire saint Paul.

4) Un péché contre l’œuvre divine de Jésus : l’Eglise
Le refus de l’obéissance au pape pose un autre problème car derrière le pape, c’est toute l’Eglise qui se profile. Ces attitudes entraînent la création de multiples églises parallèles, on en compte des dizaines de milliers. Comment tous ces gens peuvent-ils concilier leur attitude avec la prescription d’un seul troupeau et un seul pasteur exprimée par Jésus dans l’évangile ? Cette multiplication de structures prouve que la démarche protestante revient non pas à rechercher l’authenticité du message du Christ mais bien à créer sa propre entité à partir de sa propre interprétation des textes. Autant de protestants, autant de doctrines, autant d’Eglises. Ce n’est pas viable ni même vraiment très sérieux, mais plutôt le signe d’un énorme orgueil, celui d’hommes qui refusent d’avoir Dieu pour maître et qui veulent se diriger seuls. Car avoir Dieu pour maître nécessite de l’humilité, de l’obéissance, de l’abnégation, autant de qualités qui font notoirement défaut aux entités issues de la réforme. Là aussi, suivre le Christ nécessite d’en accepter les conséquences ; éviter les divisions et appartenir à sa sainte Eglise en sont deux.

[A ce sujet, pour ceux qui feraient un parallèle avec les divisions dans l’Eglise catholique actuelle, il faut savoir qu’en réalité il y a eu scission lors du concile Vatican II : une église moderne d’un côté décidant de créer une rupture avec la tradition et la doctrine de toujours pour s’enfoncer dans les ténèbres de l’apostasie, et d’un autre côté une église souhaitant se maintenir dans cette tradition. Ces deux églises n’en forment qu’une, la nouvelle éclipsant l’ancienne selon l’expression de la Salette. Cette situation très incommode et déstabilisante a été permise par le Seigneur en expiation des péchés de la chrétienté et pour l’accomplissement des prophéties de la fin du monde. Nous l’appelons communément la Passion de l’Eglise ; il s’agit là encore d’un autre mystère que nous subissons plus que nous le comprenons, mais nous savons que la persévérance et la fidélité seront récompensées à la fin : « Le juste vivra par la fidélité » (Habacuc 2:4)]

La grande imposture des enfants-apostats de Vatican II

Ceux qui ont lu avec attention le chapitre qui précède auront sûrement remarqué quelques allusions aux pratiques de l’église catholique actuelle (que nous appelons conciliaire pour différentier une doctrine qui a 50 ans d’une doctrine traditionnelle qui a 1900 ans).
Par exemple présenter le Christ comme un frère, un ami, privilégier sa nature humaine et passer sous silence -ou désacraliser- sa nature divine.
Ou dévaloriser l’Esprit-Saint pour le ravaler au rang d’un simple esprit, comme un ange ou une représentation mystique, et non comme un Dieu à part entière, vivant et vrai lui aussi, troisième personne de la Sainte Trinité.

Pourquoi ? Parce que l’Eglise conciliaire s’est fortement protestantisée.
C’est là son malheur et la cause de la perdition de nombreuses âmes.

On en voit l’effet pervers dans la nouvelle messe, celle de Paul VI qui est l’actuelle messe ordinaire dans le monde entier, où le prêtre est face au peuple.
En effet, celle-ci se rapproche dangereusement de la cène protestante, pourtant hautement hérétique, dont elle reprend de nombreux aspects, le plus important étant celui de la dévalorisation et de la désacralisation de la Présence Réelle.
En effet, chez les protestants, la Présence Réelle n’existant pas, leur équivalent de la messe est en fait un rassemblement de lectures et de prières, et une sorte de commémoration de la sainte cène du jeudi saint par un partage du pain, souvent appelé repas.
Ceux qui assistent à la messe conciliaires reconnaîtront là une doctrine et des attitudes qui leurs sont familières : la messe aujourd’hui est plus présentée comme un repas que comme le renouvellement non sanglant du sacrifice du Fils au Père.

D’autre part, le déplacement du prêtre face au peuple et non plus dos à celui-ci a eu une conséquence particulièrement funeste : la disparition du tabernacle et du maître-autel.
Autrefois le prêtre et les fidèles étaient ensemble tournés vers un maître-autel contenant en son centre le tabernacle. C’était logique puisque vous connaissez maintenant l’importance de la Présence Réelle : quand Dieu est réellement présent, c’est vers lui que se tournent naturellement les hommages et les adorations. Il est normal que Dieu soit à la première place, à savoir au centre du chœur, qui est aussi le centre de l’Eglise. Ainsi, lors de la consécration, le prêtre est tourné à la fois vers l’Orient (car les églises d’Occident sont tournées vers le soleil levant, vers Jérusalem, vers les lieux où a vécu le Sauveur) et vers le tabernacle c’est à dire vers Dieu donc vers la Sainte Trinité.
La logique est implacable et l’adoration parfaite.

Avec la nouvelle messe, l’autel s’est transformé en table (encore une copie de protestantisme), ce n’est plus un maître-autel, et surtout le tabernacle est décentré. On en arrive à la situation ubuesque où la Présence Réelle est ignorée du prêtre et des fidèles. De plus, le célébrant tourne le dos au Seigneur si le tabernacle est resté au niveau du maître-autel (situation de plus en plus rare en France où le tabernacle est carrément déplacé aux périphéries).
Le résultat conduit à une absence totale d’adoration de la Présence Réelle de la part des fidèles, qui ont perdu pour la plupart la notion de tabernacle et l’importance de ce qu’il contient. Ce ne sont pas seulement les geste de déférence qui ont disparu (génuflexions, adoration à genoux, éviter de parler dans l’église…) c’est la notion même de Présence Réelle de Dieu sous les apparences des Saintes Espèces. Pour être franc, tout le monde s’en fiche, ou presque…
Voilà une attitude hautement protestante, qui n’étonnera personne puisque chez eux la Présence Réelle n’existe pas. Mais chez nous ?

On comprend pourquoi l’ange aux enfants de Fatima leur a appris une prière en hommage à « Jésus présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est Lui-même offensé« .
On comprend aussi pourquoi les Saintes Espèces ne peuvent être touchées par des mains non consacrées : l’hostie est Dieu en personne, elle est devenue un objet saint. Exit donc la communion dans la main pour les fidèles, exit la distribution de la communion par des laïcs.
Les voilà les outrages, les sacrilèges, les indifférences, les offenses à Dieu… le Ciel savait ce que donnerait la funeste messe de Vatican II et ses multiples dérives blasphématoires et sacrilèges.

L’orientation vers l’Orient
On comprend aussi pourquoi, après tant d’années de mauvaises pratiques les esprits sont complètement désorientés, y compris au plus haut niveau.
Depuis quelques mois, on rapporte les propos de cardinaux (Sarah), d’évêques , et même du pape émérite Benoît XVI lui-même, plaidant pour une orientation des prêtres vers l’Orient au moment de la consécration, ce qui implique qu’ils tournent le dos aux fidèles à ce moment-là.
Effectivement se tourner vers l’Orient c’est se tourner vers le soleil levant, vers le Christ et la Palestine. Mais ces gens-là oublient la Présence Réelle dans le tabernacle, oublient que le saint sacrifice de la messe renouvelle le sacrifice du Fils au Père, oublient -ou feignent d’ignorer- que les tabernacles ont disparu des autels… parce que s’ils reconnaissaient la prééminence de la Présence Réelle dans les églises et à la messe, une conclusion logique s’imposerait : il faudrait que les prêtres retrouvent leur position d’antan face à un tabernacle qui lui aussi reprendrait le chemin du centre du chœur d’où il n’aurait jamais dû partir.
Donc nous assistons à des raisonnements bancals effectués par des protestants qui s’ignorent. Ou plus exactement par des modernistes influencés par le nouvel œcuménisme : parler de l’orientation vers l’Orient sans faire référence à la Présence Réelle est compatible avec les autres églises chrétiennes que sont les Orthodoxes et les Protestants. Toujours ce besoin de perdre nos repères pour se rapprocher de schismatiques et d’hérétiques.
Ceux qui nous lisent comprennent mieux aussi pourquoi nous les traitons d’apostats : parce qu’ils ont oublié l’essentiel de ce qui constituait la seule religion d’origine divine : ce qui la rend divine justement : la Présence Réelle.
Faux débats, fausses solutions de vrais apostats protestantisés. Pauvre Eglise.

Conclusion

Est-il logique d’avoir un pape qui sera en 2016 le premier pape de l’histoire de l’Eglise à commémorer officiellement la Réforme ?
Est-il normal de voir un pape se rendre à Lund en Suède le 31 octobre prochain pour prendre part à la cérémonie commune luthérienne-catholique de commémoration du 500ème anniversaire du protestantisme ?
Est-il normal que l’objectif de l’événement, sur-médiatisé, soit d’exprimer les dons de la Réforme et demander pardon pour la division perpétuée par les chrétiens des deux traditions ?

Les dons de la Réforme ? Pour qui ?
Mais une fois de plus, qui a changé ? Les protestants ou l’Eglise catholique ? Et dans quel sens ?
N’est-elle pas dans une attitude flagrante de reniement de ses racines et dans une volonté d’éclipser -avant de faire disparaître- le plus beau miracle qui soit, perpétré chaque jour des milliers de fois dans le monde entier à chaque messe ? Un miracle que toutes les religions, protestantisme inclus, nous envient et pour lequel elle nous haïssent car il est la preuve de la divinité de Jésus-Christ et de l’origine divine de son œuvre.

Ça s’appelle un traître, un fossoyeur. Mais pas seulement.
Ils ont patiemment construit une nouvelle église, un nouveau bâtiment qui cache, masque et éclipse l’ancien.
Jean XXIII a posé la première pierre : la convocation du concile.
Paul VI en a creusé de solides fondations : concile réformateur réussi, déclaration Nostra Aetate, nouvelle messe, nouveau rite d’ordination des prêtres.
Jean-Paul II a construit le bâtiment, transformant la religion catholique en religion humanitaire : la religion de l’homme.
Benoît XVI a procédé aux finitions.
Maintenant le bâtiment a pris sa forme définitive, on sait à quoi il ressemble, il se révèle dans toute son horreur : elle est inimaginable.
François est là pour l’inaugurer. Cette notion est très importante car l’inauguration rend le bâtiment officiel, définitif. Ce que doit faire le pape François n’est pas une étape de plus, c’est la dernière étape. C’est pourquoi François est sans chiffre car il est le premier et le dernier. Le dernier pape de l’Eglise catholique. Le premier de la nouvelle église qu’il va inaugurer.
En attendant il place quelques nouvelles statues : saint Jean-Paul II, Luther…
Cette inauguration sera faite très prochainement. Probablement le 20 novembre, à la clôture du jubilé.
Mais attention, c’est à ce moment-là que le Seigneur interviendra et signifiera au démon la fin de son pouvoir, et procèdera à l’anéantissement de son monde. Un nouveau déluge, de feu cette fois-ci.

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Une réponse à La terrible imposture du protestantisme

  1. Mr-Veille dit :

    Excellent référentiel sur la question

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