Le jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche…

eLe jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche… Partager la publication « Le jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche… » 129Facebook0Twitter3Google+Total : 132Par William F. EngdahlLe lancement par les États-Unis de 59 missiles de croisière Tomahawk, le 7 avril 2017 à 3h40 du matin, heure syrienne, a été allégué comme visant à détruire la base aérienne militaire du Gouvernement syrien de Shayrat, si l’on en croit la lettre du Président américain Trump envoyée au Congrès : elle fut menée « dans l’intérêt de la sécurité nationale vitale et de la politique étrangère » des États-Unis, afin de « dégrader la capacité de Assad à mener des attaques par armes chimiques, et afin de dissuader le régime syrien d’utiliser à nouveau des armes chimiques proliférantes ».[i] L’incident tout entier est d’une gravité qui demande des réponses sérieuses et responsables. La première question que beaucoup se posent, c’est le fait que Washington a refusé d’autoriser une quelconque investigation indépendante concernant les attaques alléguées du Gouvernement syrien au gaz sarin, par un panel de scientifiques compétents de l’Organisation des Nations Unies pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC [UN Organization for the Prohibition of Chemical Weapons – OPCW]), qui avait portant certifié en janvier 2016 que le Gouvernement syrien ne disposait plus d’armes chimiques, des suites des allégations américaines de 2013 quant à l’utilisation prétendue par Assad d’armes au gaz sarin, allégations qui avaient conduit à deux doigts de la guerre.Or la même OIAC supervisa le démantèlement de toutes les armes chimiques du Gouvernement Assad en 2013, agissant sur l’initiative russe visant à prévenir une guerre américaine en Syrie. Le Secrétaire d’État américain Tillerson vient à présent lancer l’accusation selon laquelle la Russie n’avait pas démantelé toutes les armes chimiques syriennes en 2013. Il ignore le fait que les forces militaires américaines avaient pris part en 2013 dans ce qui n’était pas une opération russe, contrairement aux fausses allégations de Secrétaire d’État Tillerson, mais une opération internationale sous l’égide de l’OIAC et des Nations Unies, afin de retirer puis de démanteler toutes les armes chimiques syriennes détenues par le Gouvernement Assad, comme le Colonel Lawrence Wilkerson, l’ancien Chef d’Etat-Major du Secrétaire d’État américain Colin Powell l’a rappelé.[ii]L’attaque sous “faux drapeau“ au gaz sarin de 2013.À cette époque, en août 2013, tandis que le Président Barack Obama évoquait une “ligne rouge“ que Assad avait franchie, en utilisant le gaz mortel sarin normalement banni, Carla del Ponte, l’ancienne Procureur du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), agissant en tant que membre d’une Commission d’Enquête Indépendante sous l’égide de l’ONU sur la Syrie, avait déclaré aux médias que leurs investigations de l’ONU avaient découvert une utilisation certaine de gaz sarin à Ghouta, en Syrie. Pourtant, ajoutait-elle, il n’avait pas été trouvé de preuves que le gaz sarin avait été utilisé par les militaires de Assad. Mais plutôt, déclara del Ponte : « Il a été utilisé par l’opposition, les rebelles, non pas par les autorités Gouvernementales ».[iii] Son rapport fut passé sous silence par les médias “PC“[iv] occidentaux.Les autres investigations à cette époque, incluant celles d’août 2013 menées par le correspondant de l’Associated Press Dale Gavlak, ajoutèrent d’après des témoins oculaires interviewés, dans et aux alentours de Ghouta à cette époque, que le gaz sarin illégal de 2013 fut fourni à Al Qaïda et à d’autres “rebelles“ terroristes anti-Assad par celui qui était alors le chef du Renseignement saoudien, le Prince Bandar ben Sultan, un ami intime de la famille Bush[v].Le Dr. Christof Lehmann donna des preuves détaillées en Septembre 2013 sur NSNBC, incluant des rapports de témoins oculaires citoyens de Ghouta, selon lesquels les armes chimiques au sarin utilisées avaient été fournies à Al Qaïda en Syrie ou aux terroristes d’Al Nusra par l’Arabie Saoudite, au vu et au su de la CIA et des Forces Spéciales américaines stationnées à Al Mafraq, Jordanie, le long de la frontière syrienne. Al Mafraq était alors le point de transit majeur de la contrebande d’armement depuis la Jordanie vers la Syrie, à destination d’Al Nusra et des autres mercenaires terroristes anti-Assad. Les forces terroristes d’Al Qaïda à Ghouta, étaient alors menées par un ressortissant saoudien connu sous le nom d’Abu Ayesha.[vi]Ce dernier incident impliquant des armes chimiques, le 4 avril 2017, a-t-il été un autre “faux drapeau“¸ pour reprendre un terme de jargon du Renseignement, mené par les États-Unis et l’Arabie Saoudite, soutenant l’EIIL ou Al-Nusra, afin de donner aux “faucons de guerre“ de l’Administration Trump l’excuse d’une action militaire majeure en Syrie, pour la première fois depuis six ans d’une guerre soutenue en sous-main p

Source : Le jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche… | Réseau International

Taggé , , .Mettre en favori le Permaliens.

Une réponse à Le jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche…

  1. Mr-Veille dit :

    Et oui

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *